Indi mutu a fúffuna wussi nuki, a yanamú idzima wikanga nà péssétinô rabú.
Ari, tu nù timbanamú na wikangandjara nitina nà ignï, ipesseta nà ipessénô.
Wikangandjara iwí tu timbānamu nà iwì i mú :
a A, b B, c C d D, e E, f F, g G, h H, i I, j J, k K, l L, m M, n N, o O, p P, r R, s S, t T, u U, v V, w W, y Y, z Z.
Ipesseta :
a A, e E, i I, o O, u U, y Y
Ipessénô :
b B, c C, d D, f F, g G, h H, j J, k K, l L, m M, n N, p P, r R, s S, t T, v V, w W, z Z.
Afin de mieux s’initier au tuki, il est nécessaire de connaitre son alphabet et ses tons.
Ici, nous utiliserons un alphabet de vingt quatre lettres qui comprend les voyelles et les consonnes.
L’alphabet que nous utilisons comprend :
a A, b B, c C d D, e E, f F, g G, h H, i I, j J, k K, l L, m M, n N, o O, p P, r R, s S, t T, u U, v V, w W, y Y, z Z.
Les voyelles :
a A, e E, i I, o O, u U, y Y
Les consonnes :
b B, c C, d D, f F, g G, h H, j J, k K, l L, m M, n N, p P, r R, s S, t T, v V, w W, z Z.
Le tukí est une langue tonale. C’est le ton (pessétinô) qui permet de spécifier le mot et il est le niveau de prononciation d’une syllabe. Le ton est indiqué lors de l’écriture par un signe diacritique (un accent) sur une voyelle.
Les signes diacritiques ou accents utilisés en tukí permettent d’indiquer :
- le ton prolongé : son signe diacritique est cette petite barre « ˉ » sur une voyelle.
Exemple (Itifiya) :
Ara kā wanda (vient sans quelque chose).
- le ton haut : son signe diacritique est l’accent aigu «ˊ» sur une voyelle.
Exemple (Itifiya) :
Mangazú a mú anô (L’enfant est malade).
- le ton est modulé : son signe diacritique est « ̌ » sur une voyelle.
Exemple (Itifiya) :
Kǎ tu engamú tôtê ? = Alors on fait comment ?
- le ton bas ; son signe diacritique est l’accent grave «ˋ» sur une voyelle.
Exemple (Itifiya) :
Ngu mù famú atê ? = Je lui donne quoi ?
- le ton aplati : son signe diacritique est l’accent circonflexe sur « ^ » voyelle.
Exemple (Itifiya) :
Atatê i tatamú = Le coq chante
Un caractère sans signe diacritique se prononce tel qu’il est écrit en tukí.
En tukí, plusieurs mots peuvent utiliser les mêmes lettres dans le même ordre, avec une prononciation semblable. Ces mots sont différents par un ou plusieurs tons. C’est des homophones (ambassipêssê).
1- Les lettres i, f, f, u, n, d, u dans cet ordre permettent d’écrire :
- Iffundu = beaucoup,
- Iffúndú = fesse (la fesse en français, les articles n’existent pas en tuki).
2- Les lettres u, p, p, a, r, a dans cet ordre donnent :
- Uppara = malhonnête,
- Uppára = crépiter, claquer.
3- Les lettres u, b, a, n, g, a dans cet ordre produisent :
- Ubanga = pleurer,
- Ubánga = enfoncer, démarrer, égrener.
Certaines lettres portant ou non un signe diacritique se prononcent de façon particulière. Ainsi on a :
- ü : se lit comme “u” en français ;
Exemple / Itifiya :
Ussangüeta = Faire d’abord.
- u : se lit comme “ou” en français ;
Exemple (itifiya) :
Mutu = Homme.
- e : se lit comme “é” en français ;
Exemple (itifiya) :
Uffatena = Se lever.
- ë : se lit comme “eu” en français ;
Exemple (itifiya) :
Ngônëwi = Le porc.
Ainsi on lit le tuki en respectant les règles ci-dessus. Quand on lit, il faut prononcer toutes les lettres. Ce n’est que lorsque qu’un mot finit par une voyelle et le mot qui le suit commence aussi par une voyelle, qu’on effectue une liaison en supprimant la voyelle du mot qui vient avant.
Exemples (mùtifiya) :
1- Élision de la voyelle qui vient avant. (Nguriénô râ ipesseta i aramú na wuchiô)
- Kǎ tu engamú tôtê ; devient : Kǎ t’engamú tôtê.
- Tu má enda kǔkú na wutia ; devient : Tu m’enda kǔkú na wutia.
- Ngu aramú ; devient : Ng’aramú
2- Modification de l’expression[1]
- U endamú (tu vas) ; devient ; uendamú (lire wendamú),
- I aramú (ça vient) ; devient ; iaramú (lire yaramú)
Remarque : Deux mêmes voyelles qui se suivent dans deux mots allongent se prononcent au même moment et allongent le ton. Elles créent aussi une modification d’expression.
Exemple :
Tu má pussa assêmbê (On a labouré la bute) se dira : Tu má pussāssêmbê.
Ará ari (Vient ici) se dira : Arári.
Lorsque les tons sur les voyelles sont maitrisés à lire comme à écrire l’on peut continuer l’étude du tuki.
[1] . La modification de l’expression est l’erreur communément faite dans l’écriture des langues nationales.
En tuki, les constituants d’une phrase sont de deux catégories :
- Les variables (Ibôndia):
Les noms (wibérénô), les pronoms (mayïssana), les adjectifs (yudjutênê),
- Invariables (Iwitsúk) :
Adverbes (wiruka), les prépositions (wirata), les conjonctions (wiguirimiya), les interjections (wirabia) et les verbes (ngüéngüînô).
Mbafféya :
Nubúrá mà suwa idjô. Kú, ibirichi, tu má enda kǔkú na wutia. Tu má pussa assêmbê, wissú unema mbassa. Makana tu má tina mùgnïgnï i nyá tsônô râ mbassa, tu má fanéyana mùchimbî má tsônô na tina râ wikôndô na mbungu. Ari tu má mana, wissú wôrrô pêh râ yêndzê. Tu má fuma anénga wêrê tu éta tassê na atōh.
Yenga (À faire) :
Rendza-nu, uzu téka na wudjú manéya ari (identifiez, puis classer dans le récit ci-dessus les mots suivants) :
- wibérénô,
- mayïssana,
- yudjutênê,
- wiruka,
- wirata,
- ngüéngüînô.